On ne badine pas avec L'amour . Alfred de Musset.

« Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres, si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »
On ne badine pas avec L'amour . Alfred de Musset.

# Posté le mercredi 04 juin 2008 11:48

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"j'me sens si seul
dans ce brouillard
comme un danger
c'est fou ce qu'on
est perdus cette nuit

On s'est loupé de peu je crois
je ne comprends pas
pour nous deux c'est terminé
pour nous deux rien ne va
j'avais tellement envie de toi
tu ne comprends pas
je ne comprends pas

c'est qu'on peut vite se rendre fou
à jouer à qui tiendra le coup
perdus cette nuit

mais tu vois je m'en fous
bien de savoir
qui a gagné ou bien
qui a perdu cette nuit

On s'en ira , on s'en ira
tout comme les autres
tout comme les astres
perdus cette nuit

Et on en aura bien d'autres comme çà
faut mieux en rire que prendre froid
perdus cette nuit"
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# Posté le mercredi 04 juin 2008 09:02

Modifié le mercredi 04 juin 2008 09:14

Spleen II - Les fleurs du mal . Baudelaire

Spleen II - Les fleurs du mal . Baudelaire
J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.
Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
- Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.

Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morose incuriosité,
Prend les proportions de l'immortalité.
- Désormais tu n'es plus, ô matière vivante!
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Sahara brumeux;
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.

# Posté le mercredi 04 juin 2008 05:06

Apprendre à aimer.

Combien sont rentrées dans ma vie, radieuses comme le soleil Illuminant mes jours, la nuit troublant mon sommeil. Alors j'ai espéré pouvoir changer Aimer sans retenue, sans me sentir en danger. Pourquoi n'était-ce qu'un mirage ? Un vent de bonheur précédent l'ouragan de rage C'est fou comme on peut se tromper C'est fou comme on peut se tromper Une même phrase pour deux sens différents Que chacun peut interpréter selon son expérience. L'amour, une plante que je n'arrive plus à semer. J'me suis perdu au jardin des désabusés. Combien m'ont côtoyé mais ne m'ont pas connu ? Pour combien d'entre elles resterais-je un inconnu ? Combien m'ont écouté mais ne m'ont pas compris ? Combien m'ont donné de l'espoir mais me l'on repris ? Combien de c½urs j'ai brisé Combien j'en ai déçu Combien de c½urs j'ai gagné
Presque autant que j'en ai perdu

Le monde m'a volé ma confiance, ôtée du berceau de l'insouciance.

Combien m'aiment vraiment ?

# Posté le mercredi 04 juin 2008 04:38

Modifié le lundi 09 juin 2008 05:44

I'm a fake de The Used.

" Mon cri triste, désolé, égoïste s'écrie sur le trancheur
Je me coupe essayant de représenter ton c½ur brisé et noir
L'amour n'est pas comme n'importe quoi
Surtout comme un putain de coup de couteau "

# Posté le mercredi 04 juin 2008 04:05